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Les aborigà¨nes des à®les Andaman et Nicobar

9 avril 2006


Quand le tsunami a balayĂ© en dĂ©cembre 2004 les cĂ’tes des Ă®les Andaman*, situĂ©es dans la baie du Bengale Ă 1 200 kms du continent indien, les aborigènes dont les ancĂŞtres Ă©taient arrivĂ©s il y a 30 000 ans se sont instinctivement rĂ©fugiĂ©s sur les hauteurs dès qu’ils ont senti trembler la terre : il y a eu très peu de victimes parmi les 400 membres de leur communautĂ©, alors que des milliers d’habitants des Ă®les voisines ont trouvĂ© la mort. Le monde entier a Ă©tĂ© Ă©tonnĂ© de voir que ces « sauvages  » avaient senti le danger. Ces citoyens indiens auraient ils des antennes ? Il est probable que leur relation très forte avec la nature a jouĂ© un rĂ’le dĂ©cisif. Mais l’Ă©cho mĂ©diatique que cette facultĂ© extraordinaire a provoquĂ© ne saurait faire oublier que ces peuplades sont gravement menacĂ©es dans leur survie. Les quatre tribus qui vivent comme Ă l’âge de pierre sur ces Ă®les auraient quittĂ© l’Afrique il y a des milliers d’annĂ©es pour les Ă®les Andaman. Ce sont des chasseurs-cueilleurs nomades chassant les porcs sauvages et les varans, pĂŞchant Ă l’arc et Ă la flèche, rĂ©coltant des racines, des baies et du miel dans la forĂŞt.

Au cours des siècles passĂ©s, les pirates Malais ont utilisĂ© ces Ă®les comme base d’opĂ©ration dans le dĂ©troit de Malacca, et capturĂ© des natifs pour les revendre comme esclaves dans les cours royales de ThaĂŻlande, du Cambodge et de l’Indochine. A partir de 1850, les Britanniques y ont Ă©tabli un bagne dans lequel Ă©taient dĂ©portĂ©s les rebelles indiens, dont ceux du Soulèvement des Cipayes de 1857. Les Ă®les Andaman et Nicobar sont devenues, avec l’indĂ©pendance, un lieu de pèlerinage dĂ©diĂ© aux martyrs de la cause, milliers de "freedom fighters“, torturĂ©s et exĂ©cutĂ©s : Nehru, Indira Gandhi, le Premier ministre Rajiv, tous sont venus s’incliner devant le Monument aux Martyrs. La colonisation britannique a eu un impact brutal et nĂ©gatif sur la population des natifs de l’archipel : de 5000 personnes en 1857, on n’en comptait plus qu’environ 400 en 1895. Le gouvernement indien, qui a facilitĂ© l’installation de ressortissants du Bengale, du Tamil Nadu, a Ă©galement bouleversĂ© les conditions de vie des aborigènes.

Les Jarawa

Les Jarawa, dont la population est estimĂ©e Ă 250, descendraient des Africains, comme le suggèrent les tests d’ADN. Ils sont nomades, vivant en bandes de 40 Ă 50 personnes. Les colons britanniques ont occupĂ© leurs Ă®les il y a 150 ans, mais jusqu’en 1998, les Jarawa avaient rĂ©ussi de rester dans un isolement presque complet. Depuis 1991, le gouvernement indien a fixĂ© les populations dans des villages gouvernementaux ; malheureusement, cette sĂ©dentarisation a favorisĂ© la propagation de maladies contre lesquelles ils n’ont pas d’immunitĂ©. Le changement brutal de leur mode de vie a dĂ©truit leur sens de l’identitĂ© et leurs liens sociaux, favorisĂ© des dĂ©pressions et l’alcoolisme. La campagne locale et internationale en faveur des Jarawa a permis que soit modifiĂ©e la politique en vigueur dans les Ă®les Andaman, et en 2002, la Cour suprĂŞme indienne ordonnait la fermeture de la route traversant leur rĂ©serve. MalgrĂ© cette dĂ©cision, l’exploitation des Jarawa par des non indigènes et le braconnage sur leurs terres reprĂ©sentent de sĂ©rieux dangers. Une rĂ©serve avait Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en 1957 afin de protĂ©ger le territoire de la tribu mais depuis les annĂ©es 1970, le gouvernement a entrepris d’y exploiter les forĂŞts et y installer des colons venus du continent. Une route traversant le territoire des Jarawa a mĂŞme Ă©tĂ© illĂ©galement construite. MalgrĂ© la dĂ©cision de la fermer, prise en 2002 par la Haute Cour de Justice, la route reste toujours ouverte.

Les Grands Andamanais

Les Grands Andamanais sont ceux qui ont le plus souffert de la colonisation. Ă€ l’arrivĂ©e des Britanniques, il y avait 5 000 personnes, contre aujourd’hui 41. En 1970, les autoritĂ©s indiennes transfĂ©rèrent la vingtaine d’individus restants sur l’Ă®lot de Strait Island oĂą ils dĂ©pendent depuis entièrement du gouvernement pour leur nourriture, leur habillement et leur habitat. L’abus d’alcool se rĂ©pand.

Les Onge

Les Onge ont Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©cimĂ©s Ă la suite du contact avec les Britanniques et les Indiens ; de 670 en 1900, la population onge est aujourd’hui tombĂ©e Ă environ 100 individus. Le gouvernement indien a tentĂ© en vain de forcer les Onge Ă travailler dans une plantation sur leur Ă®le de Little Andaman. Aujourd’hui, Ă l’instar des Grands Andamanais, les Onge sont dĂ©pendants de l’aide gouvernementale. Des colons indiens se sont maintenant Ă©tablis sur Little Andaman et une grande partie de l’Ă®le a Ă©tĂ© dĂ©boisĂ©e.

Les Sentinele

Les Sentinele vivent sur la petite Ă®le de North Sentinel ; ils continuent Ă rĂ©sister Ă tout contact avec l’extĂ©rieur et attaquent ceux qui s’approchent de trop très. Ils vivent dans de longues huttes communautaires comportant plusieurs foyers et naviguent sur la mer autour de leur Ă®le Ă l’aide de canoĂ« s Ă balanciers. La population sentinele compte, Ă ce que l’on sait, entre 50 et 200 individus. Le gouvernement indien a vainement tentĂ©, Ă plusieurs reprises, d’entrer en contact avec eux. Contacter les Sentinele aurait très certainement des consĂ©quences dĂ©sastreuses, leur isolement les rendant très vulnĂ©rables aux maladies contre lesquelles ils n’ont aucune immunitĂ©. De nombreux scientifiques considèrent aujourd’hui que les Sentinele, guère plus de 250 âmes, reprĂ©sentent le dernier peuple de la planète rĂ©ellement indemne de tout contact avec l’extĂ©rieur

Un risque : le tourisme

L’archipel des Ă®les Andaman (328 Ă®les dont 28 seulement sont habitĂ©es), recouvert par la forĂŞt, court le risque de devenir une colonie touristique importante du XXIe siècle « Ă cause  » de ses plages bordĂ©es par des cocotiers, dĂ©limitĂ©es par des rĂ©cifs coralliens et riches de fonds sous-marins. L’argument principal est qu’il s’agit de l’un des derniers territoires inviolĂ©s....la foret de mangroves serait la plus riche du monde, il y a une centaine de plantes endĂ©miques, et les plongeurs peuvent observer les poissons les plus beaux et les plus rares.

Certains tour-opĂ©rateurs n’hĂ©sitent pas Ă proposer des excursions, vendues Ă prix d’or, conduisant les visiteurs dans des zones protĂ©gĂ©es, par une route de 340 kilomètres de long qui relie la capitale administrative des Andaman, Port Blair, au nord de l’Ă®le, dans les terres tribales des Jarawas.

Survival agit auprès des autorités pour défendre les droits des aborigénes des îles Andaman

www.survivalfrance.org

*Le nom Andaman provient de Handuman la forme malaise du nom du dieu hindou Hanuman

Dominique


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